L’article “La production métallique au Bronze moyen entre la Manche et les Alpes : des relations complexes entre zones-ateliers interdépendantes” par Gabillot et al. publié dans Le Bronze Moyen et l’origine du Bronze Final.

La couverture de l’ouvrage qui vient de paraître

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L’article “La production métallique au Bronze moyen entre la Manche et les Alpes : des relations complexes entre zones-ateliers interdépendantes” par Gabillot, M.; Wilczek, J. et Monna, F., vient d’être publié dans le volume: Le Bronze Moyen et l’origine du Bronze Final.

Cette contribution dirigée par Maréva Gabillot ([email protected]) propose de revisiter un modèle d’organisation sociale fondé sur l’existence d’une zone productrice où les objets retrouvés sont les plus nombreux et à partir de laquelle ils se diffusent selon un gradient plus ou moins naturel. Il s’agit d’une synthèse des travaux réalisés depuis environ huit ans sur la production métallique au Bronze moyen entre la Manche et les Alpes, initiés par une équipe du laboratoire ArTeHiS à Dijon. La synthèse présentée est résolument pluridisciplinaire, mêlant chimie, géochimie, physique des matériaux, mathématiques, statistiques, analyse spatiale, orientée vers une interprétation archéologique globale.

Résumé: Au milieu du deuxième millénaire avant notre ère, entre la Manche et les Alpes, péninsule bretonne et vallée de la Seine sont considérées comme jouant un rôle de grands centres producteurs. Dans les régions périphériques orientales, une partie importante des objets métalliques est qualifiée d’atlantique, ce qui montre des liens étroits entre les populations vivant au sein de ce territoire ; on considère ainsi, comme un modèle établi de longue date, que ces régions sont des aires de diffusion de la culture atlantique, en sous-entendant le fait qu’elles soient importatrices de produits finis venant des rivages de l’Atlantique et de la Manche. Cette contribution propose, à travers l’exposé d’analyses physicochimiques et morphologiques toutes récentes, une redéfinition du paysage culturel et de la production métallique entre la Manche et les Alpes. Dans ce nouveau modèle, plusieurs centres de production peuvent coexister au sein d’un même territoire défini par des liens forts existant entre ces centres, utilisant chacun de la matière première, des modèles d’objets et un savoir-faire spécifiques. Sans remettre en cause entièrement les modèles archéologiques classiques, ces récentes recherches proposent l’existence d’autres centres producteurs et d’autres systèmes d’approvisionnement et d’organisation que ceux généralement admis.

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