Contexte

L’UMR 6298 ARTéHIS relève des Sciences de l’Homme (80%) et des Sciences de l’Environnement (20%). Ses tutelles sont le CNRS, l’université de Bourgogne et le Ministère de la Culture et de la Communication).

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Axe IMPACT

L’axe Impact auquel j’appartiens (et que je co-anime avec Germaine Depierre, Annie Dumont, et Julien Curie) se propose d’étudier les relations Homme/Environnement et Environnement / Homme selon une approche diachronique et multiscalaire. Il se décline sur six thèmes principaux étroitement connectés.

  1. Evolution de l’environnement et réponses des sociétés (anthropisation du milieu fluvial, dynamique d’occupation des territoires, événements extrêmes…)
  2. Exploitation du milieu naturel : des ressources à la circulation des produits et des hommes (eau, bois, pierre, métal, céramique, notion de terroir, formes et pratiques agraires…)
  3. Impact et rémanence des activités humaines sur l’environnement (flux, érosion, sédimentation, contamination…)
  4. Déterminants environnementaux : santé humaine (épidémie, handicap), lieux de culte (eau, sites de hauteur, cavités), aménagements (étangs, rivières), transmissions.
  5. La mort génératrice de cadavres : création de rites et pratiques, cimetières, lieux de culte.
  6. Recherches méthodologiques (conservation du signal, modélisation, taphonomie).

S’il est évident que mon cursus académique initial (mathématiques / physique, puis géochimie isotopique) est assez éloigné des Sciences de l’Homme et de la Société, j’ai ,depuis mon intégration à l’UMR 5594 , tenté de développer des recherches originales basées sur des approches croisées : archéologie – géosciences – histoire –  botanique – patrimoine – pédologie – biologie – modélisation mathématique etc, afin de répondre aux questions qui se posent dans les différents axes de recherche de mon laboratoire. C’est en effet grâce à la pluridisciplinarité et à la diversité des approches que les difficultés peuvent être contournées, surtout lorsqu’il s’agit d’un milieu naturel ou de l’organisation de la société ; systèmes où les interactions se révèlent d’une complexité quasi infinie. N’étant pas spécialiste de ces différentes disciplines, j’ai privilégié le travail en partenariat en fédérant un important réseau de chercheurs français (plusieurs sont issus du tissu régional de recherche) ou étrangers avec lesquels j’entretiens des relations durables.

Mon approche est mixte. Il s’agit d’effectuer un constant va-et-vient entre les enseignements délivrés par l’étude des environnements actuels et ceux du passé, notamment en ciblant des chantiers nationaux ou internationaux particulièrement révélateurs ; chaque avancé dans un domaine pouvant alimenter la connaissance de l’autre, ou tout au moins fournir des pistes de travail. L’étude d’un milieu actuel et des processus qui le régissent permettra de mieux évaluer la magnitude et l’origine d’un bouleversement ancien, et de là mieux cerner l’organisation des sociétés de nos prédécesseurs. Tandis que, d’autre part, l’étude d’un site ancien dont on connait bien l’histoire pourra être riche d’enseignements pour comprendre l’évolution sur le long terme d’un bouleversement actuel. D’un point de vue purement environnemental, comme le signalent justement Monfrey et Garnier (2007) : « l’approche historique est cruciale car elle permet de comprendre comment on est arrivé à la situation actuelle, point de départ des simulations pour le futur ».

(la suite…)

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