
Cette étude, menée par Alaimo et coll., utilise les aiguilles de pin comme biomoniteurs de la pollution atmosphérique dans la région industrialisée de Milazzo, en Sicile. L’analyse des éléments traces, combinée aux isotopes du plomb, permet de distinguer plusieurs sources : activités industrielles et pétrochimiques, trafic routier, remise en suspension de matériaux géologiques et apports naturels. Les enrichissements les plus marqués concernent notamment Cd, Cu, Mo, Sb, V et Zn, tandis que les signatures isotopiques du plomb montrent un gradient entre émissions industrielles et fond géologique local. L’étude montre ainsi l’intérêt de Pinus pinea pour cartographier à faible coût la contamination atmosphérique dans des environnements où les sources naturelles et anthropiques se superposent. pdf
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